Abû 'Abdullah, Muhammad Ibn Mûsâ Al-Khawarizmî

Abû 'Abdullah, Muhammad Ibn Mûsâ Al-Khawarizmî
Celui qui a donné son nom à l'algorithmie

Abû 'Abdullah, Muhammad Ibn Mûsâ Al-Khawarizmî est né à Khawarizm (Kheva), au sud de la mer d'Aral, dans l'actuel Ouzbékistan (pays musulman pendant un millénaire jusqu'à la colonisation par les Russes en 1873). Ses parents ont migré au sud de Baghdâd quand il était enfant. Les dates exactes de sa naissance et mort ne sont pas connues mais d'après certains de ses écrits, on situe sa naissance dans la période 813-833 et sa mort aux environs de l'année 840 ( 27 ans !).
Il est particulièrement connu pour son invention du concept d'Algorithme. Il s'intéressa principalement aux mathématiques mais il consacra aussi une partie de son temps à l'astronomie et à la géographie, sans parler de la poésie. Al Khawarizmi est certainement un des plus grands mathématiciens de l'histoire humaine en ce sens qu'il fonda plusieurs branches des mathématiques. Non seulement il élabora l'aspect systématique de la discipline (avec introduction de l' « inconnu », « chose », « chay » en arabe, ce qui est probablement devenu xay puis x) mais donna aussi les solutions générales des équations linéaires (Ier degré) et quadratique (2nd degré).Le nom « algèbre » vient de son célèbre livre Al-Jabr wal-Muqâbalah. Il fit une synthèse des connaissances grecques et hindoues en arithmétique et y apporta sa contribution ensuite.
Par exemple, il explique l'usage du chiffre 0, un chiffre d'importance fondamentale pour la suite. Au-delà de son utilisation du système numérique indien, il développa plusieurs procédés d'arithmétique, incluant des opérations ou des fractions par exemple.Cest à travers ces travaux que le système décimale a été introduit d'abord chez les Arabes et plus tard en Europe. En plus de cela, il développa en détail des tables trigonométriques (avec entre autres la fonction sinus).
En géométrie, il raffina la représentation géométrique des sections coniques. Son développement du calcul d'erreurs 'amena au concept de différenciation (plus tard repris et développé par Newton). Ses ouvrages d'arithmétique firent autorité au niveau universitaire juqu'au 16eme siècle.En astronomie on lui doit un recueil de tables astronomiques.
En géographie, il reprit les travaux de Ptolémée et les corrigea en détail. 70 géographes ont travaillé sous sa responsabilité pour la réalisation de la 1ère carte du monde (connu), vers 830. On rapporte aussi qu'il procéda, à la demande du Calife Ma'mûn Ar-Rashid, à des mesures visant à accéder aux valeurs du volume et de la circonférence terrestre.Tous ces ouvrages, que ce soit en mathématique, géographie ou astronomie ont été traduits. La réputation de ce savant encore trop mal connu a traversé les siècles.
Il est particulièrement connu pour son invention du concept d'Algorithme. Il s'intéressa principalement aux mathématiques mais il consacra aussi une partie de son temps à l'astronomie et à la géographie, sans parler de la poésie. Al Khawarizmi est certainement un des plus grands mathématiciens de l'histoire humaine en ce sens qu'il fonda plusieurs branches des mathématiques. Non seulement il élabora l'aspect systématique de la discipline (avec introduction de l' « inconnu », « chose », « chay » en arabe, ce qui est probablement devenu xay puis x) mais donna aussi les solutions générales des équations linéaires (Ier degré) et quadratique (2nd degré).Le nom « algèbre » vient de son célèbre livre Al-Jabr wal-Muqâbalah. Il fit une synthèse des connaissances grecques et hindoues en arithmétique et y apporta sa contribution ensuite.
Par exemple, il explique l'usage du chiffre 0, un chiffre d'importance fondamentale pour la suite. Au-delà de son utilisation du système numérique indien, il développa plusieurs procédés d'arithmétique, incluant des opérations ou des fractions par exemple.Cest à travers ces travaux que le système décimale a été introduit d'abord chez les Arabes et plus tard en Europe. En plus de cela, il développa en détail des tables trigonométriques (avec entre autres la fonction sinus).
En géométrie, il raffina la représentation géométrique des sections coniques. Son développement du calcul d'erreurs 'amena au concept de différenciation (plus tard repris et développé par Newton). Ses ouvrages d'arithmétique firent autorité au niveau universitaire juqu'au 16eme siècle.En astronomie on lui doit un recueil de tables astronomiques.
En géographie, il reprit les travaux de Ptolémée et les corrigea en détail. 70 géographes ont travaillé sous sa responsabilité pour la réalisation de la 1ère carte du monde (connu), vers 830. On rapporte aussi qu'il procéda, à la demande du Calife Ma'mûn Ar-Rashid, à des mesures visant à accéder aux valeurs du volume et de la circonférence terrestre.Tous ces ouvrages, que ce soit en mathématique, géographie ou astronomie ont été traduits. La réputation de ce savant encore trop mal connu a traversé les siècles.
Quelques références
En Mathématiques :
Astronomie :
Abou Jafar Muhammad Ibn Mūsa al-Khuwārizmī (persan ابو عبد الله محمد بن موسى خوارزمي - 'Abû `Abd 'Allah Muhammad Ben Mûsa al-Khuwârizmî ; né vers 783 à Khiva, décédé vers 850 à Bagdad), mathématicien Perse, est l'auteur de l'ouvrage intitulé Al-ĵabr wa'l-muqābalah (الجبر و المقابلة - Al-jabr wa'l-muqâbalah), qui signifie « La transposition et la réduction », publié en 825. Le terme al-jabr fut repris par les Européens et devint plus tard le mot algèbre. Son autre ouvrage, disparu, Kitāb 'al-ĵāmi` wa'l-tafrīq bī h'isāb 'al-Hind (كتاب الجامع و التفريق بحساب الهند - Kitâb 'al-jâmi' wa'l-tafrîq bî h'isâb 'al-Hind, « Livre de l'addition et de la soustraction d'après le calcul indien »), est le premier à parler du système des chiffres indiens.
Le livre contient six courts chapitres, consacré chacun à un type particulier d'équation. Il ne contient aucun chiffre. Toutes les équations sont exprimées avec des mots. Le carré de l'inconnue est nommé «le carré» ou mâl, l'inconnue est «la chose» ou shay ou jidhr, la constante est le dirham ou adǎd.
Son nom, al-Khuwārizmī, latinisé au Moyen Âge en Algoritmi, puis en Algorisme par les Européens, est à l'origine du mot algorithme, qui veut dire « procédure ». En revanche le principe des algorithmes était connu depuis l'Antiquité (algorithme d'Euclide), et Donald Knuth mentionne même leur usage par les Babyloniens.
De manière anecdotique, on doit aussi à 'al-Khuwārizmī la tradition consistant à appeler l'inconnue d'une équation mathématique X. En effet, dans son ouvrage 'Al-ĵabr wa'l-muqābala, il expose une méthode (un algorithme au sens propre, donc) pour expliciter une inconnue, ou 'ay', littéralement « chose », dans une équation du premier degré, en utilisant des ĵabr, « soustractions » (ou « transpositions ») et des muqābala, « égalités » (ou confrontation de deux entités). Après plusieurs avatars, 'ay ' (écrit xay en espagnol ancien) a fini par donner X.
- Al Jabr wal Muqâbalah
- Kitâb Al-Jamc wat-Tafrîq bil-Hisab Al-Hindî
- En Géographie : Kitâb Sûrat Al-Ard (Le Livre de la morphologie de la Terre)
Astronomie :
- Kitâb Al-Rukhmat
Abou Jafar Muhammad Ibn Mūsa al-Khuwārizmī (persan ابو عبد الله محمد بن موسى خوارزمي - 'Abû `Abd 'Allah Muhammad Ben Mûsa al-Khuwârizmî ; né vers 783 à Khiva, décédé vers 850 à Bagdad), mathématicien Perse, est l'auteur de l'ouvrage intitulé Al-ĵabr wa'l-muqābalah (الجبر و المقابلة - Al-jabr wa'l-muqâbalah), qui signifie « La transposition et la réduction », publié en 825. Le terme al-jabr fut repris par les Européens et devint plus tard le mot algèbre. Son autre ouvrage, disparu, Kitāb 'al-ĵāmi` wa'l-tafrīq bī h'isāb 'al-Hind (كتاب الجامع و التفريق بحساب الهند - Kitâb 'al-jâmi' wa'l-tafrîq bî h'isâb 'al-Hind, « Livre de l'addition et de la soustraction d'après le calcul indien »), est le premier à parler du système des chiffres indiens.
Le livre contient six courts chapitres, consacré chacun à un type particulier d'équation. Il ne contient aucun chiffre. Toutes les équations sont exprimées avec des mots. Le carré de l'inconnue est nommé «le carré» ou mâl, l'inconnue est «la chose» ou shay ou jidhr, la constante est le dirham ou adǎd.
Son nom, al-Khuwārizmī, latinisé au Moyen Âge en Algoritmi, puis en Algorisme par les Européens, est à l'origine du mot algorithme, qui veut dire « procédure ». En revanche le principe des algorithmes était connu depuis l'Antiquité (algorithme d'Euclide), et Donald Knuth mentionne même leur usage par les Babyloniens.
De manière anecdotique, on doit aussi à 'al-Khuwārizmī la tradition consistant à appeler l'inconnue d'une équation mathématique X. En effet, dans son ouvrage 'Al-ĵabr wa'l-muqābala, il expose une méthode (un algorithme au sens propre, donc) pour expliciter une inconnue, ou 'ay', littéralement « chose », dans une équation du premier degré, en utilisant des ĵabr, « soustractions » (ou « transpositions ») et des muqābala, « égalités » (ou confrontation de deux entités). Après plusieurs avatars, 'ay ' (écrit xay en espagnol ancien) a fini par donner X.
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