La foi sincère en Dieu

Publié le par Admin

De nombreux versets coraniques font de la foi sincère en Dieu et de Son obéissance des moyens sûrs pour attirer sa miséricorde ; nous en citerons quelques uns : 

« Obéissez à Dieu et au prophète. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde ». (S3, V132) 

« Seigneur ! Nous croyons ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur des miséricordieux ! » (S23, V109) 
 
« Etablissez la paix entre vos frères. Craignez Dieu ! Peut-être vous fera-t-on miséricorde ». (S49, V10) 
 
Le Prophète Mohamed est d’ailleurs, dans son comportement, la meilleure preuve de la relation étroite entre la foi du serviteur et son accession à la miséricorde de Dieu. 
 
Nous en avons un exemple éclatant dans l’histoire que raconte le verset coranique suivant lorsque le Prophète et son compagnon Abou Bakr étaient à deux doigts d’être capturés pas les mécréants quoréichites alors qu’ils s’étaient réfugiés dans une caverne : 
 
« Si vous ne secourez pas le Prophète, Dieu l’a déjà secouru, lorsque les incrédules l’ont expulsé, et qu’il était avec son compagnon ; le jour où tous deux se trouvèrent dans la caverne et qu’il dit à son compagnon : Ne t’afflige pas, Dieu est avec nous ! Dieu a fait alors descendre sur lui la sérénité ; Il l’a soutenu avec des armées invisibles. Il rendit vaine la parole des incrédules. La parole de Dieu est la plus haute. Dieu est Tout-Puissant et infiniment Sage ». (S9, V40) 
 
N’a-t-il pas été enveloppé par la miséricorde de Dieu lorsque les mécréants quoréichites l’encerclèrent pour en finir avec lui et son message. Mais Son Seigneur les aveuglèrent et il sortit avec son compagnon sain et sauf de ce guêpier. 

Il put ainsi poursuivre sa noble mission et la mener jusqu’à son terme. 

Le Coran nous dit à ce propos : « Nous avons placé une barrière devant eux et une barrière derrière eux. Nous les avons aveuglés ; ils n’ont rien vu ». (S36, V9)
 
Combien de batailles féroces le Prophète a-t-il mené à la tête de ses compagnons et combien de fois a-t-il échappé aux complots des mécréants qui voulaient absolument avoir sa peau. Mais à chaque fois c’était la miséricorde de Dieu qui le protégeait et le mettait hors de leur portée, car il était celui qui devait transmettre le dernier message de Dieu et sortir les hommes des ténèbres vers la lumière :  
 
« De leurs bouches ils veulent éteindre la lumière de Dieu, mais Dieu n’aura de cesse d’en parachever l’éclat, n’en déplaise aux mécréants ». (S9, V32) 
 
« Ceux-ci veulent éteindre, de leurs bouches, la lumière de Dieu ; mais Dieu parachèvera Sa lumière n’en déplaise aux mécréants ». (S61, V8) 

Le Prophète n’était pas seulement enveloppé par la miséricorde de Dieu, mais il était lui-même une miséricorde de Dieu qui se déplaçait sur terre parmi les hommes. 

Il suffit de suivre son évolution depuis sa naissance et son influence sur le cours de l’histoire pour se rendre compte qu’il est bien une miséricorde de Dieu pour tous les hommes. 

Le Coran le dit d’ailleurs sans équivoque : « Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde aux mondes ». (S21, V107) 

Dieu, par Sa grâce, s’est engagé à faire miséricorde. Il le dit dans les versets suivants : 

« Dieu s’engage à faire miséricorde. Il vous rassemblera sûrement le Jour de la Résurrection ; il n’y aura aucun doute sur ce jour ! » (S6, V12) 
 
« Dis-leur : Paix sur vous ! Votre Seigneur s’est engagé à faire miséricorde ». (S6, V54) 

Cet engagement n’empêche pas que la miséricorde est une qualité qui est foncièrement ancrée en Dieu, liée à Son essence. 

Cependant, les qualités de Dieu n’agissent jamais contre Sa volonté. Il n’est pas tenu de les mettre en œuvre, mais il en est maître. 
 
Il peut, s’il Le juge nécessaire, ne pas faire preuve de miséricorde. 

Néanmoins, bien que sujette à Sa volonté, Sa miséricorde précède Sa colère et s’étend sur toute chose. Tous les hommes en bénéficient, y compris les mécréants, et cela au même titre que les autres créatures. 
 
Voici deux versets qui étayent ces propos : 

« Le Seigneur dit : Mon châtiment atteindra qui Je veux ; ma miséricorde s’étend sur toutes chose ». (S7, V156)  

« Seigneur ! Tu embrasses toute chose de Ta miséricorde et de Ta science ». (S40, V7) 
 
En effet, il suffit d’observer les créatures de Dieu pour apercevoir les effets de sa miséricorde. Dans le comportement des animaux, par exemple, où les marques de tendresse sont parfois plus visibles que l’apparente violence qui semble régir leurs rapports ; dans le monde des plantes qui est d’une exceptionnelle beauté, ou dans le monde inanimé qui est bien vivant contrairement à ce qu’on imagine ; la miséricorde de Dieu est toujours là, bien visible pour ceux qui prennent le temps de contempler la création. 
 
Cependant, la miséricorde de Dieu sera réservée, dans la vie future, à ceux qui l’auront méritée, conformément aux versets coraniques suivants : 

« Ils ordonnent ce qui est convenable, ils interdisent ce qui est blâmable ; ils accomplissent la prière, ils s’acquittent de l’aumône légale et ils obéissent à Dieu et à Son Prophète. Voilà ceux auxquels Dieu fera bientôt miséricorde. Dieu est Tout-Puissant et infiniment Juste ». (S9, V71) 
 
« Dieu introduira bientôt dans sa miséricorde ceux qui auront cru en Lui et qui se seront placés sous Sa protection. Il les dirigea ver Lui dans un chemin droit ». (S4, V175) 

« … Dieu les fera bientôt entrer dans Sa miséricorde. Dieu est celui qui pardonne ; Il est Miséricordieux ». (S9, V99) 
 
Si nous lisons attentivement les passages coraniques où les noms arrahmân et arrahîm sont cités, nous nous apercevrons que le premier arrahmân est employés lorsqu’il est question de la vie présente et que le deuxième est utilisé à propos de la vie future. 

Prenons, par exemple, le passage coranique suivant : « Ô mon père ! N’adore pas le Démon ; le Démon est rebelle envers le Miséricordieux (Arrahmân). Ô mon père ! Je crains qu’un châtiment du Miséricordieux (Arrahmân) ne t’atteigne et que tu deviennes un suppôt du Démon ». 
 
Dans ce passage coranique, nous trouvons arrahmân mais nous ne trouvons pas arrahîm, car la miséricorde de Dieu véhiculée par le nom arrahmân embrasse toutes les créatures ici-bas ; ce qui explique que Dieu ait accordé un sursis au Démon jusqu’au Jour de la Résurrection. 
 
Lisons attentivement les deux versets suivants : 

 
« … Pour que tu leur communiques ce que nous t’avons révélé ; alors que ces gens sont incrédules à l’égard du Miséricordieux (arrahmân) » (S13, V30) 
 
« Dis : Que le Miséricordieux (arrahmân) prolonge donc un peu la vie de ceux qui sont égaré ». (S19, V75) 

Malgré l’incrédulité des mécréants et l’égarement des égarés, Dieu maintient Sa miséricorde et leur accorde un sursis pour leur permettre éventuellement de se remettre en question et de prendre le chemin du salut avant qu’il ne soit trop tard. 

Alors que c’est verset indiquent à travers l’emploi du nom arrahmân que la miséricorde de Dieu embrasse ici-bas toutes les créatures, nous remarquons en lisant le Coran que le nom arrahîm n’est en générale employé que lorsqu’il s’agit de la miséricorde accordée aux croyants obéissants ou aux repentants rongés de par les remords. 

C’est ce que nous constatons dans les versets suivants :
 
 
« … A l’exception de ceux qui sont revenus repentants et de ceux qui se sont manifestement amendés : voilà ceux vers lequel je reviendrai. Je suis celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant, Je suis le Miséricordieux (Arrahîm) ». (S2, V160) 

« En vérité, ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré, ceux qui ont combattu dans le chemin de Dieu : voilà ceux qui espèrent la miséricorde de Dieu. Dieu est celui qui pardonne ; il est Miséricordieux (Arrahîm) ». (S2, V218) 
 
« … S’ils vous combattent, tuez-les ! Telle est la rétribution des mécréants. S’ils s’arrêtent, sachez alors que Dieu est celui qui pardonne ; Il est Miséricordieux (arrahîm) » (S2, V191-192) 
Par ailleurs Dieu ne punit pas immédiatement les mécréants et autres injustes, mais par sa grâce incommensurable, il leu accorde un certain sursis afin de leur donner plus de chances de s’amender et de changer leur comportement. 
 
Il dit à ce propos : « Si Dieu s’en prenait aux hommes pour ce qu’ils ont fait, Il ne laisserait aucun être vivant sur la face de la terre. Il leur accorde cependant un délai, jusqu’à un terme fixé ; mais qu’ils sachent, quand leur terme arrivera, que Dieu voit parfaitement ses serviteurs ». (S35, V45) 
 
Ils comparaîtront alors tous devant lui. Il réservera aux serviteurs pieux un traitement privilégié en leur épargnant le châtiment du feu et en les introduisant dans ses vastes jardins. 
 
Si la miséricorde de Dieu s’étend ici-bas à toutes les créatures, cela n’empêche pas que le croyant en bénéficie d’une part importante. 
 
La miséricorde accordée ici-bas aux mécréants et aux injustes se matérialise dans le délai qui leur est consenti malgré leurs péchés, mais aussi dans le fait que Dieu ne les prive pas de ses bienfaits. Quant à la miséricorde accordée ici-bas aux croyants, elle se manifeste dans la vie paisible et équilibrée que mène le croyant. 

Le fait de suivre une voie qui satisfait Dieu rend le croyant serein et lui permet de garder sa foi et son moral même s’il subit les plus dures épreuves dans sa santé, ses biens ou sa famille. Que peut-on espérer de plus lorsqu’on est croyant ? 

En effet, la foi en Dieu et sa satisfaction sont les principales richesses du croyant ; les préserver c’est préserver ce à quoi il tient le plus. 

De ce point de vue là, nous comprenons aisément la valeur des grâces que Dieu a accordées à la communauté de son dernier messager, Mohammed notamment son livre, le Coran, qui est la grâce par excellence, la lumière des cerveaux et des cœurs et qui fait jaillir en ceux qui en ont fait leur guide un bonheur d’une rare saveur et qu’ils sont seuls à déguster. 
 
L’autre plus importante grâce que Dieu a accordée à la communauté de l’Islam est Mohammed, ce messager plein de tendresse et de bonté. 
 
Sa bonté a marqué de manière indélébile ses compagnons. 
 
Cet illustre messager a enseigné aux musulmans que celui qui ne sait pas faire miséricorde aux autres, n’obtiendra pas de miséricorde. Il leur a indiqué que leur communauté était semblable à un corps dont la douleur de sa plus petite parcelle suffisait à le rendre malade. Dieu, lui-même, a vanté la noblesse de caractère de ce messager envoyé au monde entier : 
  
« Un messager, pris parmi vous, est venu à vous. Le mal que vous faites lui pèse ; Il est soucieux de votre bien. Il est bon et miséricordieux envers les croyants. »(S9, V128)
  
Par son biais, Dieu a suscité dans le cœur de ses compagnons une bonté et une tendresse qui ont permis de resserrer leurs rangs et de créer entre eux des liens indéfectibles. 
Il dit à ce propos dans le Coran : « Nous avons établi dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi la mansuétude et la compassion ». (S57, V27)
  
Il dit aussi : « Mohamed, le Messager de Dieu, et ses compagnons sont durs envers les impies, bons entre eux ». (S48 ; V29) 
Pour les récompenser de leur engagement dans la voie de Dieu, leur Seigneur les a soutenus dans leur efforts et leur a facilité l’accès au Paradis en multipliant leur bonnes actions par dix, jusqu’à sept cent fois, voire même au-delà ; alors qu’une mauvaise action n’est jamais comptée qu’une seule fois. 

 
Le Coran dit à ce propos :  

« Celui qui se présentera avec une bonne action recevra en récompense dix fois autant. Celui qui se présentera avec une mauvaise action ne sera rétribué que par quelque chose d’équivalent. Personne ne sera lésé ». (S6, V160)
  
« Ceux qui viendront en ce Jour avec une bonne action, recevront mieux encore. Ils seront à l’abri de toute frayeur ». (S27, V89)
  
« A celui qui accomplit une belle action, nous répondrons par quelque chose de plus beau encore. Dieu est celui qui pardonne et Il est Reconnaissant ».(S42, V23) 
« Ceux qui dépensent leurs biens dans le chemin de Dieu sont semblables à un grain qui produit sept épis ; et chaque épis contient cent graine. Dieu multiplie la récompense à qui Il veut. Dieu est Omniprésent et Omniscient ». (S2, V261) 

 
Sur ce thème, le Prophète dit dans un récit :  

 
« Dieu a défini la bonne action et la mauvaise action et a décrété que celui qui a formulé l’intention d’accomplir une bonne action mais ne l’a pas accomplie, sera quand même récompensée comme s’il l’avait accomplie. En revanche, celui qui a formulé l’intention d’accomplir une bonne action et qu’il l’a effectivement accomplie, sera récompensé par dix fois son équivalent, jusqu’à sept cent fois, voire au-delà. 

Quand à celui qui formule l’intention d’accomplir une mauvaise action, mais ne l’accomplit pas, Dieu lui comptera cela comme une bonne action. Celui qui formulera l’intention de commettre une mauvaise action et qu’il la met à exécution, Dieu ne la lui comptera qu’une seule fois ». 
 
Par ailleurs, en plus de cette précieuse et abondante miséricorde de Dieu, notre Seigneur a donné aux hommes, par le repentir, une chance supplémentaire de se racheter. Si le péché est suivi de remords sincères et d’une authentique demande de pardon à l’adresse de Dieu, notre Seigneur fera preuve de miséricorde conformément à sa promesse qu’on peut lire dans les versets coraniques suivants : 

 
« Dis : Ô Mes serviteurs ! Vous qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Dieu pardonne tous les péchés. Il est celui qui pardonne ; Il est le Miséricordieux ». (S39, V53) 
 
« …S’ils vous combattent, tuez-les ! Telle est la rétribution des mécréants. S’ils s’arrêtent, sachez alors que Dieu est celui qui pardonne ; Il est Miséricordieux ». (S2, V191-192) 

« … A l’exception de ceux qui, par la suite, s’étaient repentis et qui s’étaient amendés. Dieu est celui qui pardonne, Il est Miséricordieux ». (S2, V89)
« … Que celui d’entre vous qui commet le mal par ignorance et qui, ensuite, s’en repent et s’amende sache que Dieu est celui qui pardonne et qu’Il est Miséricordieux ». (S6, V54) 

Cependant, la sublime miséricorde de Dieu ne s’arrête pas là. 
En effet, notre Seigneur a fournis à ses serviteurs toutes sortes de moyens pour faciliter l’accès à la félicité. 
Il leur a prescrit la prière, le jeûne, le pèlerinage et s’est engagé à n’omettre absolument rien de ce qu’ils ont fait de bien : « Celui qui aura fait le poids d’un atome de bien, le verra ». (S99, V7) 
 
Même le sourire, la bonne parole sont considéré comme des aumônes méritant récompense. 
Il en va de même de tout désagrément qu’on évite à son prochain et de la bouchée qu’un marie met dans la bouche de sa femme. 
Quelle miséricorde et quel bel encouragement de la part de Dieu ! 
Notre Seigneur a tout mis en œuvre pour que les hommes aient sans cesse la possibilité de gagner leurs places dans le Paradis et de se mettre à l’abri de l’Enfer. 
Tout ce qui se trouve dans l’univers est un effet de la miséricorde de Dieu même si l’on a parfois l’impression de souffrir inutilement. 
 
Les épreuves de Dieu sont toujours utiles ; elles servent à nous rendre plus fort et à nous aguerrir. Les démons, les animaux dangereux tels que les serpents et les scorpions, les calamités qui touchent les êtres humains dans leurs familles, leurs biens ou leur santé, sont en réalité des effets de la miséricorde de Dieu envers ses créatures. 
La sagesse de Dieu a voulu que les hommes aient des ennemis qui les harcèlent continuellement et les amènent, par les désagréments qu’ils leur causent, à se réfugier auprès de leur Seigneur et à solliciter son secours. 
Sans de telle situation, l’homme aurait tendance à oublier son Seigneur. 
Par conséquent, tout ce qui est de nature à rapprocher les hommes de leur Seigneur est considéré comme miséricorde, même si certains esprits simplistes y voient des souffrances inutiles.
  
La miséricorde a donc très souvent une apparence très rigoureuse, mais lorsqu’on y accède on l’apprécie à sa juste valeur et on comprend le bien-fondé et l’utilité de la souffrance.
  
Dieu recommande à ses serviteurs d’invoquer leur Seigneur régulièrement de le faire de manière plus soutenue pendant les épreuves car l’invocation représente le symbole de la soumission au Tout-Puissant et au moyen d’attirer vers soi la miséricorde de Dieu. 
L’intensité de l’invocation reflète aussi le degré de l’attachement du croyant à Son Seigneur 
Nous allons remarquer, dans les passages coraniques qui vont suivre, que Dieu enseigne très souvent à ses serviteurs la meilleure manière de l’invoquer : 

« Dieu n’impose à personne de charge qui ne soit dans ces capacités. Le bien qu’il aura accompli lui reviendra, ainsi que le mal qu’il aura fait. Seigneur ! Ne nous punis pas pour des fautes commises par oubli ou par erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau semblable à celui dont tu chargeas ceux qui ont vécu avant nous. Seigneur ! Ne nous charge pas de ce que nous pouvons porter. Efface nos fautes ! Pardonnes-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es notre Maître ! Donne-nous la victoire sur les peuples mécréants. » (S2, V286) 

« Il répondit : Ô Noé ! Celui-là n’appartient pas à ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce que tu ne connais pas ; je t’exhorte de ne pas te mettre au nombre des ignorants. Il dit : Seigneur ! Préserve-moi de te demander ce que j’ignore. Si tu ne me pardonnes pas, si tu ne me fais pas miséricorde, je serai du nombre des perdants ». (S11, V46-47) 

« Ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré, ceux qui ont combattu dans le chemin de Dieu : voilà ceux qui espèrent la miséricorde de Dieu. Dieu est celui qui pardonne ; il est Miséricordieux ». (S2, V218) 
 
« Seigneur ! Ne dévie pas nos cœurs après nous avoir dirigés ; accorde-nous une miséricorde venant de Toi. Tu es le Suprême Donateur ». (S2, V3) 
 
« Seigneur ! Nous croyons ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur des miséricordieux ». (S23, V109) 

Par ailleurs, que le croyant ne s’imagine pas qu’il a cru uniquement parce qu’il l’a voulu et qu’il a obéi à Son Seigneur par le simple fait qu’il l’ait décidé. 
Le passage de l’incrédulité à la foi et de la désobéissance à l’obéissance ne se ferait pas sans la miséricorde de Dieu. C’est Lui qui décide tout en dernier sort. 
Voilà ce que dit le Coran à ce propos : « Sans la grâce de Dieu sur vous et Sa miséricorde, nul, parmi vous, ne serait jamais pur ». (S24, V21) 
Il est à noter que la miséricorde de Dieu est absolue, au même titre que tous ses attributs de perfection ; pour d’en convaincre, il suffit de parcourir le Coran. Les trois versets suivants ont foi : « Le Seigneur dit : mon châtiment atteindra qui Je veux ; Ma miséricorde s’étend à toute chose ». (S7, V156) 
 
« Il dit (Joseph) : Qu’aucun reproche ne vous soit fait aujourd’hui ; que Dieu vous pardonne ! Il est le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde ». (S12, V92) 

« …Mais Dieu est le meilleur Gardien ; Il est le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde ». (S12, V64) 
 
En effet, la miséricorde de Dieu n’a rien de semblable ; elle est incommensurable et s’étend à toutes les créatures dont celles qui ne croient pas en Lui ou qui Lui sont ingrates. 

 Paradoxalement, ces créatures qui bénéficient de la miséricorde de Dieu en soutenant que cette miséricorde absolue est incompatible avec le châtiment qui sera infligé à une certaine catégorie de créatures.
 C’est peut-être, de leu part, un argument qu’ils comptent défendre auprès de Dieu lorsqu’ils découvriront, après la mort, que leurs croyances se sont avérées fallacieuses et que Dieu est vrai. Nous avons déjà souligné leur pensée naïve et superficielle et leur ignorance du concept de la perfection divine.

 Faire entrer tous les hommes au Paradis ne serait ni une justice, ni une miséricorde de la part de Dieu.

 Rétribuer tous les hommes de la même manière serait, au contraire, une grande injustice envers les serviteurs justes de Dieu qui se sont privés pour plaire à Dieu.
 
Comme nous l’avons déjà dit, la miséricorde de Dieu embrasse toutes les créatures ici-bas, mais elle sera réservée à ses serviteurs pieux dans la vie future. 

 Dieu le Très-Haut est un, mais ses attributs sont nombreux. Chacun de ces attributs entre en action lorsque la situation l’exige. Il est Miséricordieux lorsque la miséricorde s’impose, mais il est celui qui prend sa revanche lorsque l’injustice de ses créatures l’exige.
 Il n’y a aucune contradiction entre ses différents attributs ; chacun d’eux prend sa place et entre en action lorsqu’il le faut.

 Le Prophète nous rapporte lorsque Dieu a achevé la Création, il a inscrit au-dessous de Son Trône : « Ma miséricorde a précédé Ma colère », c’est-à-dire que les effets de sa miséricorde sont bien plus visibles et nombreux que ceux de sa colère.

 D’ailleurs, tous les hommes bénéficient des effets de Sa miséricorde même s’ils n’en sont pas dignes, alors qu’ils ne subissent les effets de Sa colère que bien après les multiples mises en garde et délais.

 En subsistance, Dieu est à la fois Tout-Miséricordieux et Redoutable dans sont châtiment, deux attitudes qui sont régies par Sa justice ; il n’existe aucune contradiction dans ses attributs. 

Il est toujours prompt à pardonner et à accueillir dans sa miséricorde. 
Il descend, dans le troisième tiers de la nuit, au plus bas ciel et interpelle les hommes : 

 
Qui voudrait m’invoquer, Je l’exaucerai alors ? 

 
Qui voudrait me demander, Je lui pardonnerai alors ?
Qui voudrait me demander pardon, Je lui pardonnerai alors ?
Il les appelle ainsi jusqu’à ce que l’aube se lève.
Béni soit notre Seigneur, Le Tout-Miséricordieux.

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Publié dans Croyance

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